L'automne !

Idéal pour

préparer de nouveaux itinéraires

· Développement,Randonnée,Intendance

À l’automne, les balades et les randonnées ralentissent… mais chez HORSE JOURNEY, les projets continuent d’avancer. Nous avons rencontré Arthur pour parler de cette période particulière de l’année, entre repos forcé, nouvelles idées et exploration à cheval.

Arthur, que se passe-t-il pour Horse Journey à cette période de l’année ?

L’automne est généralement une période un peu plus calme après la saison estivale. Il y a la reprise du travail donc moins de clients et cela laisse davantage de temps pour réfléchir à la suite, préparer la prochaine saison et surtout aller explorer de nouveaux itinéraires.

Cette année, j’ai eu encore un peu plus de temps pour ça puisque je me suis blessé à la cheville en descendant de mon quad, lors d’une opération de réception du foin. J’ai été d'abord plâtré puis ensuite obligé de rester un peu au calme.

Ce n’était pas vraiment prévu au programme mais finalement, cela m'a permis de prendre un peu de recul et de réfléchir à ce que je vais proposer pour la saison 2026-2027.

Et justement, quelles sont les nouvelles idées pour cette prochaine saison ?

Il y en a plusieurs. Certaines sont encore en réflexion, mais plusieurs nouvelles formules commencent à prendre forme.

Par exemple, nous réfléchissons à une randonnée de quatre jours. C’est notamment une demande venue de clientes qui avaient réalisé cette année la randonnée de trois jours et qui souhaitaient prolonger l’expérience. C’est intéressant pour nous parce que cela montre que nos clients nous donnent des idées à partir de leur propre expérience.

Il y a également de nouveaux formats plus courts, comme une formule « 24 heures à cheval », ainsi que plusieurs idées en matière d’apprentissage de l’autonomie à cheval.

Mais pour créer une nouvelle randonnée, il faut d’abord aller sur le terrain…

Oui, absolument. Une randonnée ne se construit pas seulement devant une carte.

Il faut parcourir les chemins, voir ce qui est réellement praticable à cheval, repérer les endroits où l'on peut faire une pause, déjeuner, bivouaquer éventuellement… Il faut aussi réfléchir au rythme des étapes et à l’intérêt des paysages et des lieux traversés.

C’est pour cela que je profite de cette période pour repartir explorer.

Et justement, tu es actuellement parti quatre jours à cheval ?

Oui. Je suis parti avec deux de nos quarter horses, Pocibu et Deuce, qui m'a servi de cheval de bât pour pouvoir emporter tout le matériel nécessaire, une première expérience pour nous trois ... qui fut très concluante.

J'explore les alentours en direction du sud et jusqu’au château de Razay avec qui nous prévoyons de créer un partenariat. Ce château se situe à une trentaine de kilomètres à vol d'oiseau du moulin de Battereau, ce qui implique une boucle d'environ 90 km, soit 4 à 5 jours de cheval.

L’idée est simplement de parcourir le secteur sans chercher à aller trop vite, de regarder les chemins, les possibilités de passage et les endroits intéressants.

Quand on prépare un itinéraire, il y a parfois une première idée sur une carte, puis la réalité du terrain change complètement les choses. Un chemin peut être magnifique, mais ne pas être adapté au passage des chevaux. Un détour imprévu peut alors permettre de découvrir un très bel endroit.

C’est en explorant sur le terrain que l’on trouve les bonnes étapes.

Est-ce que ces sorties servent aussi à tester une autre manière de voyager à cheval ?

Oui, car lorsque je pars plusieurs jours avec un cheval de bât, je peux aussi me mettre dans les conditions d’un véritable voyage itinérant.

Le matériel, les repas, le campement, les affaires nécessaires pour plusieurs jours… tout doit trouver sa place et il faut apprendre à anticiper.

Et je me dis aussi qu'un voyage en autonomie complète avec comme seule intendance nos chevaux de bats pourrait être une expérience qui intéresserait nos cavalières et cavaliers.

C’est intéressant pour réfléchir aux futures randonnées de HORSE JOURNEY, en particulier à celles qui seront proposées sur plusieurs jours. Cela permet de tester concrètement le rythme, l’organisation et tout ce qui contribue à rendre le voyage agréable pour les cavaliers, en pensant aussi à la logistique qui devra être mise en œuvre depuis le Moulin de Battereau par ma sœur Agnès.

Et pendant ce temps, la Touraine offre encore de très belles journées…

Oui, et c’est assez exceptionnel pour un début d’automne. Il fait encore très beau, ce qui permet de profiter pleinement des chemins.

C’est finalement une période idéale pour explorer : il y a moins de passage, les paysages commencent à changer, la lumière est différente et l’on peut prendre le temps de regarder vraiment les choses.

Donc l’automne, c’est une période calme pour les clients… mais pas vraiment pour HORSE JOURNEY ?

Pas vraiment ! C’est plutôt une autre façon de travailler.

Pendant la saison, je suis principalement dans l’action : préparer et soigner les chevaux, gérer et préparer les repas, les étapes, les bivouacs, accompagner les groupes …

À l’automne, j’ai davantage de temps pour réfléchir, essayer de nouvelles choses et préparer ce que nous proposerons demain.

Et finalement, les prochaines randonnées commencent souvent ici, sur un chemin que l’on découvre à cheval, quelques mois avant que les premiers clients ne viennent l’emprunter.